Aux États-Unis comme en Europe, l'engouement pour les « designer dogs » ou chiens hybrides ne cesse de croître en ce début d'année 2026. Si le Labradoodle (croisement entre un Labrador et un Caniche) a ouvert la voie il y a quelques décennies, la tendance s'accélère aujourd'hui avec des croisements toujours plus surprenants, suscitant de vives inquiétudes chez les professionnels du monde canin.
Le mythe du chien parfait
Le principal argument marketing derrière ces croisements est la promesse de réunir les meilleures qualités de deux races distinctes. On vend des chiens qui ne perdent pas leurs poils, qui ont le caractère enjoué d'une race avec l'esthétique d'une autre. Le Pomsky (Loulou de Poméranie et Husky) ou le Cockapoo (Cocker et Caniche) figurent parmi les plus populaires sur les réseaux sociaux, alimentant une demande très forte.
Cependant, la génétique n'est pas une science exacte. En croisant deux races, rien ne garantit que les chiots hériteront uniquement des traits désirés. Un chien hybride peut très bien hériter des tares génétiques de ses deux parents, ou développer un tempérament imprévisible, loin de l'image idéalisée véhiculée en ligne.