Le Conseil d'État a rendu une décision historique fin 2024 en validant la mise en place du test ADN obligatoire pour les chiens de race reproducteurs. Cette mesure, soutenue par la Centrale Canine, entre pleinement en vigueur en 2025 et marque un tournant décisif pour l'élevage canin français.
Qu'est-ce qui change exactement ?
Désormais, pour inscrire les chiots d'une portée au LOF (Livre des Origines Français), il est impératif que le père et la mère possèdent une empreinte génétique certifiée. Cette obligation concerne tous les chiens reproducteurs mâles et femelles choisis pour une saillie (à l'exception de quelques races patrimoniales à très faibles effectifs).
En revanche, il n'y a pas d'obligation d'identification génétique pour les chiots. Les éleveurs et futurs acquéreurs restent libres de faire tester ou non les portées.
Pourquoi cette obligation est-elle une bonne nouvelle ?
- Une garantie pour les adoptants : C'est la certitude d'adopter un chien dont les origines sont incontestables, mettant fin aux fraudes sur les parentés.
- Transparence pour les éleveurs : Les éleveurs professionnels et passionnés voient leur travail valorisé et protégé face aux trafics et pratiques douteuses.
- Santé et suivi génétique : À terme, cette base de données ADN permettra de mieux prévenir certaines maladies héréditaires et de préserver la diversité génétique des races.
- Lutte contre les trafics : Cela complique fortement les "extensions de portées", une fraude consistant à déclarer des chiots importés comme nés sur le sol français.